Pour le droit au 100 % télétravail et le droit à l’échange d’emploi entre salariés souhaitant travailler au plus près de leur domicile !
Pétitions citoyennes
Pour le droit au 100 % télétravail et le droit à l’échange d’emploi entre salariés souhaitant travailler au plus près de leur domicile !
Ce projet écologique et stratégique fera économiser du temps de loisir et des centaines d’euros de transport par mois à des millions de salariés.
Économique : parce que le temps de trajet vers son lieu de travail s’intègre au temps de travail et devient du travail, ce projet, facile à mettre en œuvre, pourrait réduire le temps consacré au travail de la majeure partie des salariés de 2h à plus de 10h par semaine et diminuer ainsi leurs dépenses.
Concrètement, travailler à 50 km de chez soi coûte plus de 500 euros par mois en essence et usure du véhicule, sans compter les aléas (amendes et accidents).
Social : le rapprochement habitation-travail permettra d’améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Et fera baisser le chômage en rendant le travail plus attractif et en créant des emplois dans le secteur des loisirs, du commerce de proximité, etc.
Environnemental : le trafic routier est une des 3 principales causes des gaz à effet de serre. Réduisons-le de moitié !
I. Les chiffres et le panel de réponses à apporter
D’après le ministère du Travail « La durée quotidienne de trajet [pour se rendre au travail] est inférieure à la demi-heure pour 34 % des actifs en emploi, comprise entre une demi-heure et une heure pour 31 %, et d'une heure ou plus pour 35 % ».
Ainsi, 35 % des salariés (plus de 10 millions de personnes !) voient leur budget et leur qualité de vie énormément impactés par la durée des trajets et le coût de l’essence.
Pourtant, la maturité des outils numériques démontre qu’un grand nombre de métiers administratifs et digitaux peuvent s’exercer de manière totalement dématérialisée. Par ailleurs, des millions de professionnels exerçant des fonctions identiques à travers le territoire national effectuent quotidiennement des trajets croisés absurdes.
Le cadre légal actuel, reposant sur le seul accord discrétionnaire de l’employeur, a atteint ses limites. Il est urgent d’adapter notre Code du travail aux réalités écologiques, économiques et technologiques du XXIe siècle. Donnons vite le bon exemple au reste du monde !
• Tout commence mal. Trop de jeunes démarrant dans la vie active doivent se ruiner dans l’achat d’une voiture juste parce qu’ils ont trouvé (ou que Pôle emploi leur a trouvé-imposé) un boulot à plus de 10 km de chez eux. Faut-il encore que leurs parents aient pu leur payer leur permis de conduire… Et ensuite ? Ils sont souvent bloqués pour le reste de leur vie dans ces conditions de départ. Aussi nous demandons le droit au télétravail ou à l’échange d’emploi pour réduire les distances entre le lieu de vie et le travail, ainsi qu’une aide au déménagement près de l’emploi pour les CDI, mais aussi une restructuration complète du tissu social et économique pour amener le travail où il y a des gens (villages autonomisés) et, globalement, nous encourageons toutes mesures ou idées visant à laisser les véhicules polluants au garage et à sortir les vélos.
Outre tous les avantages pour les travailleurs et les patrons, il y va de notre survie à tous, car si le climat de 2026 a ébranlé notre économie (16 milliards d’euros de perte !), le climat de 2027, annoncé pire encore par la majorité des climatologues, va dévaster nos paysages et mettre notre économie à genoux.
II. Proposition 1 : Instaurer un droit opposable permettant le télétravail à 100 %
Nous préconisons de faire évoluer la législation pour passer d’un télétravail « toléré » à un droit opposable.
Le droit au 100 % télétravail, quand c’est possible, pourrait faire baisser énormément l’impact du secteur des transports sur le climat, et améliorer la qualité de vie et les finances des salariés, mais aussi redonner de la finance aux entreprises éligibles (locaux réduits ou non nécessaires, pas de frais de chauffage, pas de charges, etc.).
• Dès lors qu’un poste est techniquement et matériellement éligible au travail à distance (absence de nécessité d’une présence physique pour l’exécution des tâches), le salarié doit pouvoir opter pour le télétravail intégral (jusqu’à 100 %).
• L’employeur ne pourra refuser cette modalité qu’en apportant une justification objective, formalisée et vérifiable liée à des impératifs de sécurité ou de désorganisation de l’activité.
III. Proposition 2 : Créer un cadre légal pour les mutations croisées (Bourse d’échange d’emplois).
Pour les métiers ne permettant pas le télétravail, nous demandons la création d’un dispositif de mutations croisées inter et intra-entreprises.
• Sous l'égide du ministère du Travail, mise en place d'une bourse à l'emploi (plateforme publique sécurisée) permettant à deux salariés ayant les mêmes qualifications (ou presque), le même contrat de travail (ou pas) et le même métier (ou pas) d'échanger volontairement leurs postes pour se rapprocher de leurs domiciles respectifs.
• Une journée de découverte de poste peut être envisagée pour les employés, avant de décider d’une période d’essai conjointe d’un mois et la signature de l’échange d’emploi définitif si les deux employés et les deux patrons sont satisfaits de « l’échange ».
• La gestion de la plateforme d’échange pourrait être la compétence de France Travail qui sait déjà mettre en rapport salariés et patrons.
• Le « logiciel » devra pouvoir calculer et proposer un échange entre trois personnes, selon cette formule : A > B, B > C et C > A. C’est-à-dire où A prend l’emploi de B, B prend l’emploi de C et C prend l’emploi de A.
• Un cadre incitatif pour les employeurs : instaurer une procédure simplifiée de transfert de contrat, garantissant à l’employeur le maintien immédiat de ses effectifs avec des profils déjà formés et opérationnels, tout en réduisant drastiquement le turn-over et l’absentéisme liés à la fatigue des transports.
IV. Quels sont les principaux bénéfices de l’échange d’emploi vertueux et du 100 % télétravail ?
• Baisse drastique des gaz à effet de serre, sans toucher à l’économie.
• Si seulement 20 % des trajets longs sont transformés en trajets courts ou sans voiture, ce sera déjà la fin des embouteillages énergivores, polluants et chronophages.
• Le nombre de citadins « mutés » dans leur propre ville et donc enclins à se passer de voiture augmentera significativement, ce qui libérera des places de parking et mettra fin au polluant manège des voitures cherchant une place pour se garer.
• Baisse conséquente du nombre d’accidentés de la route, car la réduction et la fluidité du trafic rendent la route moins accidentogène.
• Économie de pétrole pour l’état. Sinon l’augmentation du prix de l’essence, si elle se poursuit, va finir par bloquer une partie de l’économie et rendre la France et l’Europe vulnérables.
• Une France moins dépendante d’un pétrole qu’elle doit acheter à des pays peu fiables devient forcément plus forte et résiliente face aux menaces qui pèsent sur elle.
• Moins d’usure des routes, ce qui permettra une diminution des impôts pour leur entretien.
• Amélioration de la vie familiale : temps pour son conjoint et ses enfants. Repas en famille ou personne n’est en retard. Diminution des frais de garderie.
• Diminution du stress, et meilleure santé si l’on se rend au travail à pied ou en vélo.
• Plus forte implication des gens à la vie locale. Beaucoup plus de temps pour échanger avec ses voisins, ses amis, sa famille ; pour s’adonner à ses loisirs ou se consacrer à une association. Et plus de moyens financiers pour concrétiser ses rêves.
• Avantage militaire stratégique (en ces temps troublés) : si les gens travaillent à proximité de leur lieu de vie, en cas de conflit et de blocage des voies de circulation, le pays peut continuer de tourner sans que ça devienne un casse-tête logistique ou une paralysie généralisée.
• Les employés auront plus de temps pour se former et améliorer ainsi leur apport à l’entreprise (et leur rémunération !) ou pour faciliter leur reconversion ou pour la création d’une entreprise individuelle.
• Si la dépendance à l’essence diminue, le prix de l’essence pourra être mieux négocié.
• Même les citoyens non concernés par l’échange d’emploi profiteront de cette mesure : air ambiant moins pollué, déplacements plus faciles, places de parking libérées, etc.• Semaine de 4 jours envisageable, sans baisse de salaire (grâce au cumul et partage des avantages patronaux).
• Baisse de la taxe carbone pour les employeurs appliquant ces mesures vertueuses.
V. Conclusion
En ouvrant la voie à ses deux leviers, le CESE poserait les bases d’un modèle de travail plus juste, plus écologique, et plus respectueux de la qualité de vie des actifs. Nous sollicitons le Conseil économique, social et environnemental pour qu’il se saisisse de cette question majeure et formule des recommandations législatives en ce sens.
Les patrons devront participer à cette réorganisation géographique du travail avec le maximum d’empathie et de sollicitude, ce qui ne pourra qu’améliorer les relations avec leurs employés et les rendra également acteurs de ce nouveau paradigme profitable à tous.
Nous invitons chacun à signer et à partager cette pétition pour le droit à l’échange d’emploi vertueux et au 100 % télétravail, et à se faire le promoteur de cette mesure urgente pour notre portefeuille, notre qualité de vie et notre sécurité.
Nos chers politiques auront alors la tâche de la parfaire, de l’encadrer et de la mener à bien.
(Cette pétition est initiée et proposée à titre citoyen par Didier Zanon, auteur de jeux de société stratégiques, et Florine Barbaux assistante en génie climatique)
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