Pour un CES nouvelle génération
Pétitions citoyennes
Pour un CES nouvelle génération
Texte de la proposition :
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,
Face au défi du chômage de masse des moins de 30 ans et à la nécessité de maîtriser nos dépenses publiques, nous devons réinventer des outils qui ont fait leurs preuves par le passé, tout en corrigeant leurs erreurs historiques.
Dans les années 1980 et 1990, les Travaux d'Utilité Collective (TUC) puis les Contrats Emploi Solidarité (CES) ont permis à toute une génération de jeunes non qualifiés de mettre un premier pied à l'étrier. Beaucoup d'entre nous ont ainsi débuté à l'hôpital ou dans des services publics pour y faire une carrière entière.
Cependant, ces dispositifs ont été arrêtés car ils ont parfois dérivé vers un système « d'emplois Kleenex », où certains employeurs enchaînaient les contrats aidés à bas coût sans jamais pérenniser les postes.
Je propose aujourd'hui de restaurer ce système de transition sous la forme d'un CES Nouvelle Génération, ouvert au secteur public mais également aux entreprises du secteur privé dans les métiers en tension (restauration, bâtiment, logistique, médico-social), en y intégrant un garde-fou informatique absolu : la règle du bonus-malus anti-abus.
Comment fonctionnerait ce dispositif ?
1 Un pied à l'étrier sécurisé : L'État finance un contrat d'insertion de 6 à 12 mois pour un jeune de moins de 30 ans éloigné de l'emploi. Le reste à charge pour l'employeur est réduit, permettant à un artisan, un restaurateur indépendant ou une collectivité de prendre le temps de former le jeune aux codes du métier.
2 Le couperet de la « Liste Noire » : Pour éviter l'effet d'aubaine, chaque employeur (public ou privé) se voit imposer un quota minimum de transformation de ces contrats en emplois durables (CDI ou titularisation). Si une structure enchaîne plusieurs CES sur un même poste sans jamais embaucher à la fin, le système informatique de France Travail bloque automatiquement ses droits : elle est placée sur liste noire et privée du dispositif.
Pourquoi cette mesure est indispensable pour une France endettée ?
Une mesure d'économie : Un jeune maintenu durablement dans l'inactivité coûte environ 15 000 € par an à la collectivité (aides sociales, manque à gagner fiscal). Investir environ 12 000 € dans un parcours de CES Nouvelle Génération est amorti dès la deuxième année si le jeune est intégré.
Une réponse à la crise du recrutement : Elle permet d'orienter massivement et concrètement la jeunesse vers les secteurs qui manquent cruellement de bras, tout en rassurant les petites entreprises face au risque financier de l'embauche.
Il est temps de redonner de la valeur au travail et à la transmission des savoirs sur le terrain. En responsabilisant les employeurs par une règle anti-abus juste et automatisée, nous pouvons offrir à la jeunesse d'aujourd'hui la chance et le tremplin professionnel dont ma génération a pu bénéficier.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette initiative citoyenne de bon sens.
0 commentaire
Chargement des commentaires ...
Ajoutez votre commentaire
Pour ajouter votre commentaire identifiez-vous avec votre compte ou créez un compte.
Chargement des commentaires ...