Refuges saturés : agissons à la source en régulant la reproduction canine en France
Pétitions citoyennes
Refuges saturés : agissons à la source en régulant la reproduction canine en France
Les refuges français sont régulièrement confrontés à la saturation. Pourtant, des milliers de nouveaux chiens continuent de naître chaque année, notamment par des portées de particuliers.
Nous demandons une réforme nationale permettant d’agir avant l’abandon : fin des portées volontaires de particuliers, reproduction réservée aux professionnels, stérilisation encadrée, meilleure traçabilité et régulation temporaire des naissances lorsqu’une population canine est durablement surreprésentée dans les refuges.
L’objectif n’est pas d’interdire certaines races, mais de mieux adapter les naissances aux réalités de l’abandon et de l’adoption.
Pour avoir moins de chiens en refuge, agissons aussi sur ce qui les remplit.
Pour prévenir l’abandon : régulons la reproduction canine et agissons avant que les refuges ne soient saturés
Chaque année, des milliers de chiens arrivent dans des refuges déjà saturés.
Nous demandons toujours plus de places, plus de familles d’accueil, plus de bénévoles et davantage de moyens aux associations.
Mais nous devons aussi nous poser une question essentielle :
Pourquoi continuons-nous à laisser naître autant de chiens lorsque les refuges n’arrivent déjà plus à accueillir ceux qui sont abandonnés ?
La lutte contre l’abandon doit commencer avant l’abandon.
Cette pétition demande aux pouvoirs publics d’engager une réforme ambitieuse de la reproduction canine en France.
Nous proposons notamment :
- d’interdire les portées volontaires dites « familiales », « occasionnelles » ou « de loisir » réalisées par des particuliers ;
- de réserver la reproduction canine aux éleveurs professionnels déclarés et contrôlés ;
- d’instaurer progressivement une obligation de stérilisation des chiens détenus par des particuliers, avec possibilité pour le vétérinaire de reporter ou contre-indiquer l’intervention pour raisons médicales ;
- de prévoir une dérogation strictement encadrée permettant aux chiens LOF participant réellement à des concours, expositions ou épreuves reconnues de rester non stérilisés, sans que cette dérogation donne automatiquement le droit de les faire reproduire ;
- d’assurer le suivi du statut reproductif des chiens grâce au fichier national I-CAD ;
- de renforcer la responsabilité et la traçabilité des éleveurs pour les chiens qu’ils produisent ;
- d’utiliser les données nationales des refuges, fourrières et de l’OCAD pour identifier les populations canines durablement surreprésentées ;
- de créer un statut de « population canine en tension » ;
- lorsqu’une population est durablement surreprésentée dans les refuges, de permettre une réduction temporaire du nombre de nouvelles portées professionnelles ;
- et, dans les situations de saturation les plus graves, d’étudier la possibilité d’une suspension temporaire des nouvelles portées, jusqu’à amélioration de la situation.
Il ne s’agit pas d’interdire une race ni d’empêcher son adoption.
Il s’agit de poser une question de responsabilité collective :
est-il raisonnable de continuer à produire toujours davantage de chiens d’une population donnée lorsque des chiens similaires attendent déjà pendant des mois, parfois des années, derrière les barreaux d’un refuge ?
Les éleveurs responsables doivent conserver leur place. Les vétérinaires doivent rester décisionnaires lorsqu’une stérilisation présente un risque ou doit être retardée. Les activités cynophiles reconnues doivent pouvoir continuer.
Mais la reproduction d’un animal ne devrait plus être considérée comme un acte sans conséquence collective.
Chaque naissance engage potentiellement quinze années de responsabilité.
Nous demandons donc au Conseil économique, social et environnemental et aux pouvoirs publics d’étudier la mise en place d’une véritable politique nationale de régulation préventive de la reproduction canine, construite avec les associations de protection animale, les refuges, les vétérinaires, les éleveurs responsables, I-CAD et l’OCAD.
Notre objectif n’est pas de construire toujours plus de refuges.
Notre objectif est qu’un jour, nous ayons besoin de moins de places en refuge parce qu’il y aura moins de chiens abandonnés.
Agissons à la source.
Signez cette pétition pour demander une réforme nationale de la reproduction canine et une véritable politique de prévention de la saturation des refuges.
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